Proposition Cartocyclo
Jusque Chasseradès, nous prenons le contrepied du GR officiel. Stevenson a longé l’Allier (ce qui correspond à la D6 actuelle). Au lieu de repasser sur les flancs de la forêt de Mercoire, nous vous faisons découvrir quelques pépites historiques situées sur l’autre rive : l’ancienne route déclassée, le barrage de Puylaurent, le tilleul plusieurs fois centenaire de Prévenchères…
Le passage du Goulet entre Chasseradès et Le Bleymard se fait sur route dans la montée, et vous laisse le choix dans la descente de découvrir en gravel la source du Lot dans la forêt et les prairies paisibles, ou rejoindre Le Bleymard rapidement et facilement par la route.
Stevenson remonte l’Allier vers sa source aux confins de la forêt de Mercoire, jusqu’à ce que ce ne soit qu’un petit ruisseau (à hauteur de Chabalier). Il gravit la colline de Prat Claux, atteint le plateau dénudé sur lequel trône Chasseradès au soleil couchant. L’auberge est remplie d’ouvriers qui font les études topographiques de la future voie de chemin de fer qui doit relier Mende à Labastide (l’actuelle ligne Translozérienne).
Samedi 28 septembre : Stevenson quitte Chasseradès par la route qui descend abruptement du plateau dans la vallée du Chassezac. Il traverse le village de Mirandol mais ne peut pas encore admirer son viaduc, encore à l’état de projet (les ouvriers rencontrés à l’auberge de Chasseradès planchaient peut-être dessus ce soir-là). La rivière coule au milieu de prairies et de genêts en fleurs, dans un ravin profond, il grimpe vers la crête du Goulet après avoir traversé le pont et rejoint l’Estampe entre prairies, bois de hêtres et bouleaux. Il rencontre des bergers avec leurs troupeaux et s’emplit d’espoir pour la suite de son voyage…
Après avoir passé le Goulet, il s’imagine descendre dans « le paradis terrestre », après avoir connu la pluie et l’ouragan sur les terres désolées du Gévaudan. Il décide de court-circuiter les amples zigzags que fait la route (un azimut à la boussole à travers les bois rabougris pour rejoindre un sentier plus haut). C’est tellement raide que Modestine ne parvient pas toujours à grimper mais il s’acharne. Au sommet du Goulet, il n’y a plus de route mais des bornes (ou montjoies). Il redescend vers Le Bleymard, dans la vallée peu profonde du Lot. La végétation a l’air triste et sauvage, il ne voit pas de cultures, sauf quelques prairies bordées de peupliers et des troupeaux qui paissent en arrivant au Bleymard (sur les abords de la route qui rejoint Mende à Villefort).
Notre version gravel passe par le tracé historique d’une ancienne route déclassée (une Nationale lors du passage de Stevenson), qui garde les traces et le confort du bitume mais offre un moment hors du trafic.
Jusque 1865, cette route n’existe simplement pas. A l’époque, on circule sur la Régordane, dont le tracé se rapproche de l’actuelle D906 (via Thort). La Régordane devient la « Route Impériale n°126 » (en 1811) puis la « Route Royale n°106 » (en 1824).
Dans les années 1860-1880, une route sinueuse est creusée à flanc de montagne pour remplacer l’existante à hauteur de Thort et permettre la continuation de la Nationale n°106 (qui relie Nîmes au Puy-en-Velay).
Au bout d’un siècle d’existence, ce tronçon de N106 sera déclassé au profit d’un nouveau tracé plus proche de l’original, devenant la D906 (empruntée par la variante route).
Vous roulez donc sur ce qui était lors du passage de Stevenson une route nationale flambant neuve!

Après un court passage sur la départementale, on grimpe (sans trop de difficulté) sur un petit plateau pour profiter de quelques vues sur la “mer de Cévennes” au sud et de la tranquillité des lieux.
Connu comme « Lou Palet », il s’agit d’une table en grès, dont l’origine n’est pas certaine (il pourrait s’agir d’un menhir).

La piste qui suit est un peu caillouteuse mais sans difficulté et se finit dans les bois avant de reprendre une petite blanche jusque Chasseradès.
Profitez de son aire de pique-nique (à la sortie du village) pour faire une pause et découvrir l’ancien lavoir et l’église Saint-Blaise.

En quittant Chasseradès, vivez une plongée abrupte mais magnifique vers le Chassezac dans les lacets serrés de Mirandol (et son fameux viaduc), avant de remonter de l’autre côté sur le Goulet. Le bas de la route est dégagé (principalement des prairies, avec de belles vues) et les pentes s’adoucissent progressivement en atteignant le massif boisé du Goulet.
Une fois sur le massif du Goulet, retour sur la piste forestière (revêtement typique, un peu caillouteux avec des ornières d’engins de chantier possibles) pour une descente aux % irréguliers mais pas de difficulté technique majeure. Le revêtement devient progressivement plus agréable (avec quelques passages plus techniques dans les pentes raides).
Un crochet à pied permet de découvrir la source du Lot.
Laissez votre monture à hauteur du panneau « ayant droits » (juste en bas de la grosse descente rose), pour rejoindre le GR qui descend vers la source (800 m, de préférence à pied).
Le paysage devient moins forestier pour évoquer la Margeride (végétation basse, bocages humides, petites clairières, pins qui se découpent dans le ciel), jusqu’à rejoindre la route (et le Lot) après un magnifique passage en crête.
Vous voici au Bleymard, un village-rue dont la visite vous permettra de découvrir le patrimoine architectural typique.
Les maisons de notables typiques des 17-18èmes siècles, comme la maison Peytavin.

Le début du tronçon se fait sur la D906, avec vue sur les Cévennes ardéchoises.
Une route orange, plus large, avec potentiellement plus de trafic mais rien d’impressionnant.
Elle permet de découvrir le village de Prévenchères (et son église Saint-Pierre) puis de plonger dans la vallée du Chassezac pour remonter la rivière entre affleurements calcaires et chaos granitiques.
On trouve à Prévenchère un tilleul vieux de plus de 400 ans! Pour honorer la naissance du futur roi Louis XIII en 1601, le ministre Sully fit planter des tilleuls dans toute la France. Celui-ci a longtemps été adossé au vieux cimetière avant d’être déplacé face à l’église romane, et servait de place publique où les jugements étaient rendus.

Après un passage boisé charmant et intimiste (attention au coup de cul dans l’épingle), on débouche en surplomb de l’impressionnant barrage de Puylaurent, pour rejoindre facilement Chasseradès entre paysages ouverts sur des prairies, cultures et bois de pins.
L’éGrand écart entre l‘église romane Saint-Laurent (qui date du 12ème siècle) et le barrage hydro-électrique qui régule le débit du Chassezac (construit au début des années 1990). Un belvédère permet de profiter de la vue, la route étant assez étroite.

Profitez de son aire de pique-nique (à la sortie du village) pour faire une pause et découvrir l’ancien lavoir et l’église Saint-Blaise.

En quittant Chasseradès, vivez une plongée abrupte mais magnifique vers le Chassezac dans les lacets serrés de Mirandol (et son fameux viaduc), avant de remonter de l’autre côté sur le Goulet. Le bas de la route est dégagé (principalement des prairies, avec de belles vues) et les pentes s’adoucissent progressivement en atteignant le massif boisé du Goulet.
Il vous reste une dernière montée douce dans les sapins jusqu’au Col du Goulet avant de redescendre facilement sur une route très large aux % irréguliers (en « escaliers») jusqu’au village-rue du Bleymard.
Les maisons de notables typiques des 17-18èmes siècles, comme la maison Peytavin.

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