Proposition Cartocyclo
Le tronçon gravel invite à une grande traversée du Devès jusque Langogne, sur des pistes aux vues ouvertes sur le paysage.
La variante route quitte le Devès vers St-Haon pour plonger dans les gorges du Haut-Allier avant d’embarquer pour la Margeride sur de petites routes étroites très vallonnées, dans un cadre intimiste, verdoyant et déjà très typique de la Margeride.
Le lac du Bouchet s’est formé dans le cratère d’un ancien volcan, à la suite de rencontres répétées entre le magma et l’eau. Les débris rocheux ont été éjectés en formant un anneau entourant un trou de plus en plus profond, qui s’est rempli d’eau.
En sortant d’Ussel, Modestine prend les chemins de traverse. La journée s’achève dans un début de brouillard froid, où on peut encore voir le soleil couchant vers l’est (sur les monts et les bois de sapin – probablement le Mézenc). C’est un véritable labyrinthe parmi les champs rocailleux, seul le mont qui est son but lui permet de garder le cap. A la nuit tombée, il atteint un « désert d’herbages et de pierrailles » et une route dont il ignore la direction. Des paysans lui indiquent vaguement l’ouest-nord-ouest, et qu’il lui reste 1h30 de marche. Il grimpe 20 minutes et atteint le bord d’un plateau, couvert de bois de pins où percent quelques trouées (une ferme et ses cultures), et sont visibles les gorges obscures de la Loire, la Gazeille et la Laussonne. Il arrive au Bouchet-St-Nicolas surpris : il croyait qu’il n’y avait pas de village près du lac. C’est à l’auberge (typique des montagnes françaises) qu’il passe la nuit.
A l’aube de ce matin gris, hivernal, froid et brumeux, le vent souffle sur le plateau dénudé. Il n’y a qu’un reste d’aurore du côté du Mézenc. Il traverse des prés, en direction de Pradelles, située sur le flanc d’un coteau qui surplombe l’Allier (le réservoir de Naussac ne sera construit qu’un siècle plus tard !). De l’autre côté de l’Allier, le relief continue de monter, dans des couleurs de champs jaunis de fin d’été, avec des bois de pins et des routes blanches qui sillonnent les monts : c’est le Gévaudan. A Pradelles où il goûte, Stevenson ne visite pas la chapelle ND de Pradelles (et sa statue de la vierge en bois, qui fait malgré tout des miracles) malgré les recommandations de l’aubergiste.
Suit une redescente escarpée vers Langogne(sur-Allier) parmi les champs poussiéreux et la traversée de l’Allier. Il y passe la nuit du lundi 23 au mardi 24 septembre.
Depuis Ussel, on peut suivre en grande partie la trace du GR70 en gravel, sur des pistes plutôt roulantes (parfois sablonneuses, parfois caillouteuses), ce qui permet de longer le magnifique Lac du Péchay, qui est un maar d’origine volcanique, tout comme celui du Bouchet.
Un maar est un formé dans le cratère d’un ancien volcan, à la suite de rencontres répétées entre le magma et l’eau. Les débris rocheux ont été éjectés en formant un anneau entourant un trou de plus en plus profond, qui s’est rempli d’eau.
Un petit détour par le Lac du Bouchet via la route (pour éviter le sentier en pente plus raide) donne l’occasion d’une pause baignade bienvenue.
Comme pour bien d’autres maars, une légende raconte la naissance du Lac du Bouchet.
Le village du Petit-Puy occupait autrefois le site du lac, et ses habitants étaient réputés méchants et égoïstes. Pour s’en assurer, Dieu leur rendit visite sous les traits d’un mendiant demandant un peu de pain… tous le chassèrent, sauf une pauvre vieille dame qui n’avait qu’une chèvre. Dieu décida que le village et ses habitants devait être détruit et avertit uniquement la vieille à la chèvre pour qu’elle quitte les lieux, à la condition qu’elle ne se retourne pas. Dans un grand fracas, l’eau recouvrit le village et la vieille ne put s’empêcher de se retourner pour assister à ce triste spectacle. C’est là que se trouve aujourd’hui la Croix de la Chèvre, qui nous rappelle cette légende ancienne.
On a encore longtemps redouté les eaux profondes du lac… dont on disait que par temps clair on pouvait voir par transparence les ruines du bourg et entendre les cloches de l’église.
Mais un vrai mystère demeure encore aujourd’hui: il n’y a ni source ni ruisseau pour approvisionner le lac, d’où provient toute cette eau?
On continue vers le Bouchet-Saint-Nicolas, pour découvrir notamment son ancienne église romane (désaffectée en 1898, après le passage de Stevenson), dans la « ruelle de l’Assemblée ».
Le nom de cette ruelle fait référence aux Maisons d’Assemblée typiques très répandues dans le Velay.
Il s’agissait de maisons communes tenues par des « béates » (femmes célibataires) chargées d’enseigner l’instruction religieuses mais aussi la dentelle aux jeunes filles. Le bâtiment était souvent utilisé pour les réunions des habitants.
Le tronçon gravel continue la traversée du Devès, sur des pistes très larges au revêtement doux et agréable (de la terre volcanique d’un rouge presque noir) entre champs et prairies offrant quelques vues sur le Mont Mézenc au loin.
Si vous Sivousavez Si vous avez raté les narces de la Sauvetat (version route de ce début de tronçon),voici une occasion de découvrir de plus près ces milieux humides, oasis de biodiversité.
L’occasion de faire une petite pause sympathique et bucolique avant de remonter en selle.
Un petit détour entre Landos et Jagonas pour prolonger le plaisir sur une piste magnifique qui longe la crête aplatie. A Jagonas, vous aurez encore un bel exemple d’architecture typique.
Passage un peu plus sportif entre Jagonas et Beaune (avec coup de cul après Jagonas, mais sur bitume, et quelques centaines de mètres poussifs après Arquejols).
Mais les passages sur les prairies en hauteurs valent l’effort.
On rejoint Pradelles sur un mélange de pistes roulantes et routes tranquilles, avec les premières vues sur le Réservoir de Naussac.
L’arrivée à Pradelles se fait sur un bout de N88 (sans danger particulier, la route entre presque tout de suite dans l’agglomération). Prévoyez un moment pour visiter tranquillement Pradelles, classé parmi les Plus Beaux Villages de France.
Dominant la vallée de l’Allier, le bourg a longtemps eu une valeur stratégique défensive mais se trouve également au carrefour d’anciennes voies commerciales muletières. Son coeur historique est très riche en patrimoine et mérite une pause pour la visiter à pied (un parcours est prévu par l’Office du Tourisme) et profiter du panorama sur la Butte du Calvaire.
Ne faites pas comme Stevenson qui, pressé d’arriver dans le Gévaudan, a esquivé la visite de la Chapelle Notre-Dame, dont la statue en bois de la Vierge à l’Enfant fait parait-il des miracles…
Il reste à reprendre la piste pour rejoindre en toute tranquillité Langogne, ancienne ville fortifiée devenue centre industriel.
Le centre historique circulaire, ses vestiges de tours défensives (parfois intégrées aux habitations actuelles) et sa halle classée.
L’église romane Saint-Gervais.
La Filature des Calquières, musée vivant de la transformation de la laine, témoin du passé artisanal et industriel de la ville.
A partir d’Ussel, le tronçon route passe par plusieurs hameaux dans un cadre bucolique et permet de découvrir l’ambiance féériques des narces de la Sauvetat. La D53 qui permet de rejoindre Le Bouchet-St-Nicolas est agréable et roulante.
UnLes narces sont des tourbières qui se sont développées au coeur d’un « maar » (voir la variante gravel du tronçon). Elles sont un fabuleux réservoir d’eau douce mais aussi le cocon d’une biodiversité remarquable.
Pour y accéder, prenez la piste vers les Hurtes (vous pourrez laisser le vélo pour parcourir tranquillement la boucle du sentier d’interprétation à pied). Le sentier se prolonge aussi à travers un bosquet de bouleau à l’ambiance féérique.
À La Sauvetat, attention à la traversée de la N88 (qu’on emprunte durant 500m) pour rejoindre la petite blanche sur la gauche après le village (il peut y avoir beaucoup de trafic)
Le tronçon route prend ensuite de la liberté par rapport au tracé original, en descendant vers les Gorges de l’Allier pour rejoindre Chapeauroux. La route fait passer par Le Nouveau-Monde, au nom très évocateur, avec de magnifiques vues sur les gorges, qu’on remonte brièvement avant de grimper sur le plateau de Fontanes.
Le hameau doit son nom aux ouvriers qui y étaient logés le temps de la construction du viaduc de Chapeauroux dans les années 1860. La ligne ferroviaire (aujourd’hui connue sous le nom de « La Cévenole ») est aujourd’hui toujours en activité et parcourt les Gorges de l’Allier à des endroits inaccessibles en voiture.
Un belvédère dans le creux de l’épingle vous offre de magnifiques vues sur les falaises du Thort et le viaduc sur l’Allier.
Sur le plateau, une petite route très vallonnée, étroite et intimiste serpente à travers les prairies typiques de la Margeride (pins tordus, végétation basse, vaches qui pâturent) et passe par des hameaux aux grosses maisons de pierres (Condres, Ligeac).
On se rapproche un peu de la civilisation en redescendant doucement vers le réservoir de Naussac pour rejoindre Langogne.
L’occasion rêvée pour une pause pique-nique et baignade.
A savoir : il n’a été construit qu’un siècle après le passage de Stevenson, le paysage qu’il a traversé était donc très différent de celui qu’on voit aujourd’hui (les eaux ont englouti une dizaine de hameaux et villages, dont Naussac qui a donné son nom au lac)
Le centre historique circulaire, ses vestiges de tours défensives (parfois intégrées aux habitations actuelles) et sa halle classée.
L’église romane Saint-Gervais.
La Filature des Calquières, musée vivant de la transformation de la laine, témoin du passé artisanal et industriel de la ville.
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