Proposition Cartocyclo
Les sentiers empruntés par Stevenson sur ce tronçon ne conviennent pas au gravel (trop raides, étroits et techniques). Nous avons décidé de vous faire suivre le trajet original sur route en passant par Saint-Jean-du-Gard, ou de profiter d’un détour sur la Montagne de la Vieille Morte pour prolonger le plaisir du gravel, sur des pistes forestières au revêtement agréable et sans difficulté technique.
La fin du tronçon se fait dans tous les cas sur route, sur les traces de Stevenson (qui avait, lui, pris une diligence pour rentrer à Alès), dans des paysages et une ambiance de plus en plus marqués par les parfums de la Méditerranée.
Jeudi 3 octobre, Stevenson quitte Saint-Etienne-Vallée-Française pour grimper sur le Mont Saint-Pierre, une « longue et pénible ascension » qui l’amène au sommet à la nuit tombée: le Mont Aigoual se découpe au loin sur le ciel nocturne. (Le Mont Aigoual commençait alors à peine son reboisement, et l’observatoire météo ne commencerait sa construction que 10 ans plus tard. L’Aigoual évoque donc pour Stevenson principalement l’histoire romantique de Castanet, chef camisard dont la femme prisonnière des catholiques a pu être libérée lors d’un échange d’otages / l’histoire est contée par Alain Chamson).
Il redescend dans le noir à Saint-Jean-du-Gard où il passe la nuit, après une longue journée très éprouvante physiquement. Le lendemain, Modestine est déclarée en trop mauvais état pour continuer, Stevenson commence à trouver le temps long et a envie d’arriver rapidement à Alès pour son courrier : il vend Modestine et prend la diligence !
En quittant Saint-Jean-du-Gard, il a le temps de voir un groupe presser des pommes pour en faire du cidre (encore une preuve que le phylloxéra a ravagé les vignobles des environs). Ce n’est qu’une fois seul qu’il se met à regretter amèrement l’absence de sa « chère compagne de voyage », l’ânesse Modestine dont la patience n’aura eu d’égal que la résistance.
Après l’ascension du Col du Serre de Pradel (anciennement « Prentigarde »), quittez la route principale pour une petite blanche puis une piste sur le flanc de la Montagne de la Vieille Morte.
tronçon VC-3 du CRI des Cévennes
En parcourant le tronçon précédent et celui-ci, vous suivez les pas de la « Vieille Morte »… Voici sa légende:
Une vieille femme, sans mari, donne un jour naissance à un enfant. Elle omet d’en aviser la fée qui, fort mécontente, la condamne à vivre seule sur les routes en portant une grosse pierre, sans jamais manger ni dormir. La vieille prend une pierre au Col des Laupies et part avec le bébé, un chien et un âne. Elle descend la montagne mais un premier malheur arrive: au plan de « Fontmort », l’enfant meurt. Un peu plus loin, le chien glisse entre deux rochers, au fond d’une fosse (« Cros »). Une pluie drue se met à tomber, et elle s’abrite à l’Escouto-Se-Pleou (« écoute s’il pleut »). La vieille poursuit sa route mais l’âne est emporté par le courant en traversant le pont de Négase (« l’âne noyé ») et elle continue seule avec sa pierre. Epuisée, elle finit par déposer son fardeau (« Pierre de la Vieille Morte ») pour grimper sur la montagne… où la fée l’attend pour la foudroyer sans pitié. La montagne porte toujours son nom, comme les nombreuses étapes de son chemin rappellent son calvaire…
On accède à la piste par un raidillon bétonné (qui demande de l’élan ou de pousser le vélo) mais l’essentiel de la piste est ensuite très roulant (un peu vallonné en pente douce) avec de belles vues sur la vallée du Gardon.
Après un changement de flanc, on reste dans le thème des Camisards cher à Stevenson avec des ruines d’une « jasse » (bergerie) où se sont tenues des Assemblées du Désert.
A la révocation de l’Edit de Nantes en 1685, les protestants ont dû se cacher pour pratiquer leur religion: ils se sont donc réunis en assemblées secrètes dans des clairières ou des grottes. Le terme « Désert » fait référence aux passages de la Bible relatant l’exode des Juifs, chassés dans le désert.
Après un passage vallonné aux pentes plus raides dans l’exploitation forestière (le revêtement reste correct), commence une descente plus douce avec quelques belles ouvertures sur le paysage cévenol.
Jusqu’au Col d’Uglas, récupérez une petite route blanche très étroite, minérale et intimiste, principalement bitumée mais au revêtement parfois tellement dégradé qu’il s’apparente à de la piste.
Au Col d’Uglas, vous pouvez décider de rentrer directement à Alès par la petite route de Saint-Paul-La-Coste, ou faire un crochet (par la route) pour découvrir Saint-Jean-du-Gard.
Pour vous balader dans les ruelles de cette « petite capitale camisarde », découvrir son histoire et son patrimoine architectural. Une visite du Musée des Vallées Cévenoles pour en apprendre plus sur le savoir-faire artisanal traditionnel.
Que vous veniez du tronçon gravel précédent (en faisant la liaison via la D984 ou la petite route des Bastides) ou du tronçon route de St Martin de Lansuscle, vous êtes en bord de Gardon au niveau du Pont de Négase.
Ce début de tronçon se fait le long du Gardon, sur une route plus importante, au trafic plus intense en saison, mais principalement plate.
Vous serez vite arrivé à Saint-Etienne-Vallée-Française, n’hésitez pas à y faire une pause.
Un tour du village est proposé par l’Office du Tourisme, pour découvrir le vieux bourg médiéval (dont les maisons accolées autour de l’église en constituaient un rempart), au pied du Château de Cambiaire.
Avant Saint-Etienne-Vallée-Française, on parlait de Saint-Etienne-Valfrancesque. Mais d’où vient ce nom?
Il n’y a pas de certitude mais il semblerait que ce soit une référence à la présence des Francs entre le 5ème et le 8ème siècle dans ce qui était un territoire principalement wisigoth (la Septimanie). Une autre hypothèse (moins généralement validée) indiquerait qu’il s’agissait d’une « vallée franche », exemptée d’impôts.
A la sortie de Saint-Etienne-Vallée-Française, remontez légèrement la D983 vers Le Martinet pour profiter d’une pause rafraichissante dans le Gardon de Sainte-Croix.
A l’approche de Saint-Jean-du-Gard, le plat devient d’abord un faux-plat puis une montée légère vers le Col de Lamira avant de redescendre vers Saint-Jean-du-Gard.
Pour vous balader dans les ruelles de cette « petite capitale camisarde », découvrir son histoire et son patrimoine architectural. Une visite du Musée des Vallées Cévenoles pour en apprendre plus sur le savoir-faire artisanal traditionnel.
Pour boucler le voyage, quelques derniers kilomètres vallonnés (en passant par le Gardon et le Col d’Uglas) avant de redescendre sur Alès par la petite route étroite de Saint-Paul-La-Coste bordée de petits hameaux.
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